Compression du nerf ulnaire dans les deux bras : causes, soulagement et ajustements du poste de travail

By
Contour Design®
Published on
January 20, 2026
Updated on
January 20, 2026
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Cela commence comme un murmure : une sensation pétillante d’engourdissement le long de l’annulaire et de l’auriculaire lorsque vous codez, éditez ou terminez un dernier tableau. Si vous ressentez ce picotement caractéristique dans les deux mains, vous pourriez souffrir d’une compression du nerf ulnaire dans les deux bras. Vous n’êtes pas « cassé » : ce sont surtout votre configuration et vos habitudes qui sont en cause. La bonne nouvelle : de petits ajustements ciblés, associés aux bons dispositifs ergonomiques, peuvent calmer le nerf, protéger vos mains et préserver votre flux de travail.

Qu’est-ce que c’est et pourquoi les deux bras sont touchés

La compression du nerf ulnaire dans les deux bras signifie que le nerf ulnaire est irrité des deux côtés, le plus souvent au niveau du coude (tunnel cubital) et parfois au niveau du poignet (canal de Guyon). Lorsque les deux bras sont touchés, la cause est généralement symétrique : postures de bureau similaires, positions de sommeil, ou façon de tenir un téléphone ou un volant.

Anatomie 101 : le tunnel cubital et le canal de Guyon

Le nerf ulnaire passe derrière la face interne du coude dans une gouttière appelée tunnel cubital. Lorsque vous pliez le coude, ce tunnel se resserre ; si vous vous appuyez dessus, la pression augmente. Au poignet, le nerf traverse le canal de Guyon, près de la base de la main (côté ulnaire). Une compression au coude affecte surtout l’annulaire et l’auriculaire, parfois l’avant-bras ; une compression au poignet touche plutôt la main et les doigts et épargne souvent le dos de la main.

Image anatomique du tunnel cubital et du canal de Guyon

Les mécanismes qui irritent le nerf : flexion, pression et traction

Le nerf n’aime pas trois choses : la flexion prolongée, la pression directe et la traction. De longues périodes avec les coudes pliés (frappe au clavier, téléphone, séries tard le soir) réduisent le flux sanguin. S’appuyer sur les coudes contre un bureau dur, des accoudoirs ou un guidon ajoute de la compression. Tendre les bras vers l’avant tout en gardant les coudes fléchis — par exemple pour atteindre une souris éloignée ou un clavier large — crée une traction supplémentaire.

Pourquoi cela touche les deux bras : symétrie de la configuration, habitudes et positions de sommeil

Les symptômes bilatéraux découlent souvent de comportements bilatéraux. Un clavier large associé à une souris décalée peut maintenir les deux coudes pliés et écartés du corps. Dormir sur le côté avec les coudes repliés, conduire les mains en haut du volant ou faire défiler son téléphone au lit impose le même stress quotidien aux deux nerfs. Corrigez la symétrie, et les deux bras se calment généralement.

Symptômes et quand consulter

Employé de bureau travaillant de nuit, se frottant l’annulaire et l’auriculaire engourdis.

Le signe caractéristique de la compression du nerf ulnaire dans les deux bras est un engourdissement ou des picotements de l’auriculaire et de l’annulaire, souvent plus marqués la nuit ou lorsque les coudes sont pliés. Une faiblesse peut apparaître si l’irritation persiste.

Symptômes typiques liés au travail de bureau : engourdissement des doigts, prise affaiblie, douleurs nocturnes

Recherchez des fourmillements dans l’annulaire et l’auriculaire lorsque vous tapez, tenez votre téléphone ou vous appuyez sur vos coudes. Vous pouvez remarquer une prise moins sûre sur une tasse, des frappes imprécises ou des objets qui tombent. Les douleurs nocturnes qui vous réveillent lorsque vous repliez les bras sont classiques. Des douleurs de l’avant-bras près du coude interne ou une sensibilité du côté ulnaire du poignet peuvent s’y ajouter.

Différencier du syndrome du canal carpien et des douleurs référées cervicales

Le canal carpien touche le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire, généralement pas l’auriculaire. Si l’auriculaire est concerné, pensez ulnaire plutôt que nerf médian. Les problèmes cervicaux ou radiculaires s’accompagnent souvent de douleurs au cou ou à l’épaule, de symptômes plus diffus dans le bras ou d’une faiblesse au-delà du territoire ulnaire. Des symptômes bilatéraux, spécifiques aux doigts, aggravés par la flexion du coude, orientent vers le coude.

Signaux d’alerte : faiblesse progressive, fonte musculaire, douleurs nocturnes sévères ou traumatisme

Consultez rapidement si vous observez une faiblesse progressive de la main, une fonte musculaire visible entre les métacarpiens, un engourdissement constant qui ne s’améliore pas, des douleurs nocturnes sévères ou des symptômes après une chute ou un choc. Ces signes peuvent nécessiter des examens plus rapides (tests nerveux ou imagerie). Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas un examen en présentiel.

Soulagement précoce à mettre en place dès aujourd’hui

Homme redressant les deux coudes lors d’une micro-pause dans un bureau à domicile.

Les premiers bénéfices viennent de la réduction de la flexion et de la pression au niveau des coudes, tout en conservant un flux de travail fluide. De petits ajustements précis s’additionnent au fil d’une longue journée.

Adapter les activités : réduire la flexion des coudes et la pression prolongée

Gardez les coudes plus ouverts. Dépliez vos bras lorsque vous lisez, regardez un écran ou êtes en réunion. Tenez votre téléphone à hauteur de poitrine avec les coudes proches de 45–90° plutôt que serrés contre le corps. Rembourrez toute arête dure en contact avec les avant-bras. Évitez de vous appuyer sur les coudes pendant les appels ou les phases de concentration intense.

Micro-pauses, rythme et cycles travail-repos

Toutes les 20–30 minutes, redressez les deux coudes, ouvrez les mains et secouez-les pendant 10–15 secondes. Levez-vous deux minutes chaque heure. Regroupez le travail au clavier, puis alternez avec de la lecture ou de la relecture pour varier les positions articulaires. Les nerfs préfèrent le rythme aux marathons.

Glissements nerveux ulnaires doux et mobilité

Essayez des glissements doux du nerf ulnaire s’ils n’augmentent pas les symptômes : épaules détendues, flexion et extension du coude, poignet se déplaçant légèrement vers et hors de l’extension, doigts relâchés, sans forcer. Maintenez les sensations en dessous de 3/10. Si une décharge vive apparaît ou persiste, réduisez et consultez un professionnel. Vous pouvez également suivre une routine structurée dans exercices de libération du nerf ulnaire : glissements doux, configuration intelligente, soulagement durable.

Positionnement nocturne : attelles légères du coude et soutien par oreiller

La nuit est un moment clé d’irritation. Utilisez une serviette souple ou une attelle légère pour maintenir chaque coude à environ 30–45° de flexion. Enlacez un oreiller pour éviter de vous recroqueviller complètement. Si vous dormez sur le côté, placez un oreiller entre les bras pour limiter la pression au niveau des poignets et des coudes.

Ajustements du poste de travail pour un soulagement bilatéral

Votre configuration peut soit provoquer, soit protéger. Centrez le pointage, réduisez la largeur du clavier, soutenez les avant-bras et ajustez la force et la sensibilité pour diminuer la contrainte sur les deux nerfs ulnaires.

Pointage centré pour minimiser l’extension et la déviation ulnaire

Gardez le contrôle devant vous. Un dispositif centré réduit l’extension, la flexion du coude et la déviation ulnaire du poignet. La gamme Contour RollerMouse se place entre vous et le clavier : vous contrôlez le curseur par de légers mouvements des doigts, sans atteindre, tordre ni serrer. Pour une sensation proche du pavé tactile, le SliderMouse Pro offre un contrôle central à faible effort qui maintient les deux coudes proches du corps et détendus.

Configuration du clavier : encombrement réduit, poignets neutres, touches à faible force

Un clavier compact et droit garde la souris centrée et les coudes près du corps. Le Balance Keyboard réduit les mouvements et s’associe parfaitement au RollerMouse. Maintenez les poignets en position neutre, sans inclinaison vers l’auriculaire. Si vous avez besoin d’un pavé numérique, optez pour un modèle séparé que vous pouvez retirer entre les tâches.

Soutien des avant-bras et angle des coudes : 90–110°, sans arêtes dures

Réglez la hauteur de la chaise pour garder les épaules relâchées et les avant-bras à l’horizontale. Visez des coudes à 90–110° avec des avant-bras soutenus par le bureau ou des accoudoirs alignés à la hauteur du plan de travail. Ajoutez un bord souple, un sous-main ou un repose-paume pour éliminer la pression sur le tunnel cubital. Évitez les rebords de bureau tranchants.

Contrôle du curseur à faible préhension et réglage de la sensibilité

Une sensibilité élevée du pointeur réduit la flexion du coude et les grands mouvements. Que vous utilisiez RollerMouse, SliderMouse Pro ou UniMouse, ajustez le DPI pour que de petits mouvements des doigts suffisent à parcourir l’écran. Utilisez des boutons à faible force de clic et un défilement à course courte pour diminuer la charge cumulative.

Hauteur de l’écran et réglage de la chaise pour soulager les épaules

Le haut de l’écran doit se situer près du niveau des yeux. Asseyez-vous suffisamment près pour éviter de vous pencher en avant. Pieds bien ancrés au sol, hanches légèrement ouvertes, soutien lombaire adéquat. Lorsque les épaules se détendent, les coudes suivent, et le nerf ulnaire respire.

Diagnostic médical et options de traitement

Clinicien examinant le nerf ulnaire par échographie tandis que des électrodes surveillent les deux avant-bras en clinique.

Lorsque la compression du nerf ulnaire dans les deux bras persiste, une prise en charge ciblée accélère la récupération et prévient la faiblesse. Un professionnel peut localiser la compression et en évaluer la sévérité.

Examen clinique et tests : échographie, études de conduction nerveuse

Attendez-vous à un examen ciblé : sensibilité, force et tests de percussion au coude et au poignet. Les études de conduction nerveuse et l’EMG mesurent la vitesse du signal et l’activation musculaire pour localiser la compression et en évaluer la gravité. L’échographie permet de visualiser le nerf, son déplacement lors de la flexion du coude et les zones d’enclavement.

Traitement conservateur : éducation, physiothérapie, attelles, anti-inflammatoires

La plupart des cas légers à modérés s’améliorent avec des adaptations d’activité, des attelles nocturnes et de la physiothérapie. Les thérapeutes travaillent la posture, les glissements nerveux et le renforcement des stabilisateurs de l’épaule et des muscles de l’avant-bras. De courtes cures d’AINS peuvent aider si elles vous conviennent. L’objectif : réduire l’irritation, restaurer le glissement et protéger la fonction tout en continuant à travailler.

Procédures et chirurgie : injections, décompression, délais de récupération

Certaines compressions au poignet (canal de Guyon) peuvent répondre à une injection de corticoïdes. Les cas persistants ou sévères au coude peuvent nécessiter une décompression chirurgicale ou une transposition antérieure pour déplacer le nerf vers un trajet à plus faible pression. La récupération se compte en semaines à mois ; une faiblesse ancienne peut mettre plus de temps et ne pas se normaliser complètement. Planifiez un retour progressif avec votre clinicien.

Lectures complémentaires : « Cubital Tunnel Syndrome », OrthoInfo, American Academy of Orthopaedic Surgeons, « Ulnar Nerve Entrapment », Cleveland Clinic, 2023.

Prévention et stratégie de retour au travail

Protégez vos mains grâce à une charge progressive, un suivi intelligent et des habitudes durables. L’objectif : moins d’heures avec les coudes fortement pliés et moins de pression au niveau du coude et du poignet ulnaire.

Progression graduelle de la charge et rotation des tâches

Augmentez le temps de clavier et de souris de 10–15 % par semaine après l’apaisement d’une poussée. Alternez les tâches toutes les 30–60 minutes : coder puis relire ; éditer puis exporter ; rapprocher puis planifier. Variez les modes d’entrée : pointage central et raccourcis clavier pour diversifier les mouvements.

Suivre l’essentiel : symptômes, temps en flexion, fréquence des pauses

Notez quand les symptômes apparaissent, ce que vous faisiez et le degré de flexion des coudes. Comptez les pauses, pas seulement les heures travaillées. Les tendances révéleront vos déclencheurs et vos meilleures plages de travail concentré.

Habitudes durables : étirements, renforcement, sommeil et entretien du matériel

Adoptez une routine simple : activation des omoplates, étirements doux des avant-bras et travail léger de la prise, 3–4 jours par semaine. Dormez avec les coudes légèrement ouverts et sans pression sur les poignets. Entretenez votre matériel : remplacez les repose-paumes usés, nettoyez les glissières, revoyez la hauteur de la chaise chaque trimestre. Choisir des outils durables aide aussi : RollerMouse, SliderMouse Pro, UniMouse et Balance Keyboard sont conçus pour durer, avec des pièces remplaçables là où c’est important. Mieux pour vous, mieux pour la planète.

Homme utilisant un RollerMouse centré avec un clavier assorti, associé à une UniMouse verticale réglable

Conclusion

De longues heures devant l’ordinateur ne doivent pas rimer avec doigts engourdis ou nuits agitées. Traitez les véritables irritants à l’origine de la compression du nerf ulnaire dans les deux bras : flexion du coude, pression et portée excessive. Centrez le pointage, réduisez la largeur du clavier, soutenez les avant-bras et maintenez une force minimale. Si les symptômes persistent ou si une faiblesse apparaît, prenez rendez-vous pour une évaluation : plus tôt, c’est mieux. Les dispositifs Contour sont conçus pour vous aider à rester confortable, aligné et maître de vos mouvements pendant la guérison et au-delà. Trouvez votre configuration idéale. Travaillez des miracles.

Points clés à retenir

  • La compression du nerf ulnaire dans les deux bras découle généralement d’habitudes symétriques : flexion prolongée des coudes, pression directe et traction lors du travail et du sommeil.
  • Elle se reconnaît par un engourdissement ou des picotements de l’annulaire et de l’auriculaire (souvent pires la nuit) et se distingue du canal carpien, qui épargne l’auriculaire.
  • Soulagement immédiat : dépliez les coudes, rembourrez les arêtes dures, faites des micro-pauses toutes les 20–30 minutes, essayez des glissements nerveux doux et utilisez des attelles nocturnes légères avec soutien par oreiller.
  • Reconfigurez votre poste pour un soulagement bilatéral : pointage centré (RollerMouse ou SliderMouse Pro), clavier compact (Balance Keyboard), soutien des avant-bras et sensibilité élevée du pointeur.
  • Consultez rapidement en cas de faiblesse progressive, fonte musculaire, douleurs nocturnes sévères, engourdissement constant ou symptômes après blessure ; les tests permettent de localiser la compression et d’orienter le traitement.
  • Prévenez les rechutes et planifiez le retour au travail en augmentant progressivement la charge, en alternant les tâches toutes les 30–60 minutes, en identifiant les déclencheurs et en entretenant vos dispositifs ergonomiques.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la compression du nerf ulnaire dans les deux bras et pourquoi survient-elle ?

La compression du nerf ulnaire dans les deux bras survient lorsque le nerf est irrité au niveau du coude (tunnel cubital) ou du poignet (canal de Guyon) des deux côtés. Des habitudes symétriques — coudes pliés lors de la frappe ou du défilement, appui sur des arêtes dures, sommeil sur le côté avec les bras repliés — créent flexion, pression et traction qui irritent les deux nerfs.

Comment différencier une compression ulnaire d’un canal carpien ou d’un problème cervical ?

La compression ulnaire engourdit typiquement l’annulaire et l’auriculaire et s’aggrave avec la flexion du coude. Le canal carpien touche le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire, épargnant généralement l’auriculaire. Les problèmes cervicaux ajoutent souvent des douleurs au cou ou à l’épaule, ou une faiblesse diffuse au-delà du territoire ulnaire.

Quels changements de bureau et de posture apportent un soulagement rapide ?

Desserrez l’angle des coudes et réduisez la portée. Centrez votre dispositif de pointage, utilisez un clavier compact et réglez les coudes autour de 90–110° avec un soutien souple des avant-bras. Rembourrez les arêtes dures, augmentez la sensibilité du pointeur pour limiter les mouvements, prenez des micro-pauses toutes les 20–30 minutes pour déplier les coudes et évitez de vous appuyer sur les coudes lors des tâches exigeantes.

Comment dormir avec une compression du nerf ulnaire dans les deux bras ?

Gardez les coudes légèrement ouverts la nuit. Utilisez des attelles légères ou une serviette pour limiter la flexion à environ 30–45°, enlacez un oreiller pour éviter de vous recroqueviller et évitez toute pression sur la face interne des coudes ou le côté ulnaire des poignets. Les dormeurs sur le côté peuvent placer un oreiller entre les bras pour réduire la compression.

Quelles activités ou quels exercices éviter pendant l’apaisement des symptômes ?

Limitez les longues périodes avec les coudes fortement pliés, la préhension lourde et la pression directe sur les coudes. Évitez le vélo avec un guidon bas et étroit, l’usage prolongé du téléphone avec les coudes serrés et les étirements nerveux agressifs. Privilégiez des glissements nerveux doux sans pic de symptômes, un travail léger de l’avant-bras et des exercices de stabilité de l’épaule qui maintiennent les coudes relativement ouverts.

La compression du nerf ulnaire dans les deux bras peut-elle guérir sans chirurgie, et combien de temps faut-il ?

Oui. La majorité des cas légers à modérés s’améliorent avec des adaptations d’activité, des attelles nocturnes, de la physiothérapie et une gestion des symptômes. Beaucoup constatent une amélioration en 6–12 semaines ; une récupération plus complète peut prendre plusieurs mois, surtout si les symptômes étaient anciens. La chirurgie est réservée aux cas persistants, sévères ou avec faiblesse progressive après un essai sérieux de traitement conservateur.

Contour Design® Team
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